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On va commencer par le commencement, je m'appelle Violaine, j'ai 20 ans. Je suis fan de jeux vidéo même si je suis nulle sur les 3/4 (pas assez de temps pour m’améliorer malheureusement). Depuis maintenant deux ans je suis devenue fan de la culture japonaise (oui c'est récent), j'adore étudier, pratiquer le Krav' Maga, la musique, l’art conceptuel, chanter, danser et surtout regarder le ciel de jour comme de nuit ! Je ne supporte pas l’injustice et je crois que ce qui me fait le plus mal c’est le sexisme parce que ça me touche de très près. J’ai beaucoup de mal avec le second degré, je ne le comprend pas toujours donc c’est compliqué d’en rigoler. J’ai très peu de culture général, rester enfermé 14 ans, à part pour aller à l’école, sans connaître le monde, sans parler à qui que ce soit, même pas par Internet, c’est compliqué d’en avoir une très variée quand on ne sait pas où chercher. J'ai toujours vécu avec des chiens et je les adore, c'est eux qui m'ont en partie élevée sur le plan affectif, j’ai même adopté certaines de leurs mimiques, ce qui peut être un peu déroutant parfois ^^ J'ai très peur des humains, j'ai dû mal à sortir seule, si je peux éviter, je le fais. Sans une personne que je connais bien avec moi je me sens très mal à l'aise. Je me méfie de tout le monde, tout le temps, je suis paranoïaque. En octobre, je suis resté 3 semaines sans faire de courses car j’avais trop peur d’y aller seule. Pour la petite anecdote, juste après ces 3 semaines, alors que mon copain pouvait m’accompagner, je me suis brûlé les deux mains et il n’a pas le permis, le manque de chance total, un mois sans courses mdr. Pour ce qui est de ma vie, les 3/4 des gens ont toujours du mal à la croire car j'en parle toujours en rigolant (je préfère ça que pleurer et puis c’est nerveux j’y peux rien). J'en parle sans problèmes car je considère que si la personne n'accepte pas mon passé, elle ne m'accepte pas et j'aime pas ça. Mais comme on me croit pas c'est souvent vite réglé. Vous vous comprendrez certainement, j’en doute pas trop ^^ Pour commencer je tiens à dire que tout n'est pas clair pour moi car j'ai perdu la mémoire à l'âge de 15 ans. Je la retrouve petit à petit mais tout n'est pas clair, je dois souvent demander confirmation autour de moi car j'ai l'impression en retrouvant ces morceaux de mémoire que tout n'est qu'un mauvais rêve sorti de mon imagination. Jusqu'à mes 8 ans je ne me souvient de rien en particulier, j'étais juste très timide (je le suis toujours d'ailleurs). À 8 ans et demi, ma mère a appris que mon père l'avait trompé avec une femme 20 ans plus jeune que lui (ils sont mariés maintenant). Elle l'a mis dehors immédiatement. Ma petite sœur avait 5 ans et mon petit frère 1 ans. Je me souviens d'une dispute entre eux à ce propos, mon père au bout d'un moment a poussé ma mère qui s'est violemment cognée la tête, elle avait dû être emmené à l'hôpital. En 1 ans je n'ai vu mon père que 5 fois puis un jour il n'est plus venu alors qu'il avait fait la promesse à ma sœur de venir pour son anniversaire, elle l'avait attendu toute la journée à regarder par la fenêtre. J'étais très en colère contre lui car ma mère avait énormément de peine et se faisait souffrir (elle se cognait violemment la tête dans les portes et les murs et disait souvent vouloir mourir) et il avait laissé mon frère et ma sœur si jeune sans père. J'ai un peu pris la place de mon père dans ma famille, et je pense qu'inconsciemment ma mère me considérait un peu à cette place aussi. C'est moi qui m'occupait de porter les choses lourdes, de réparer et de bricoler. Ma mère ne m'a jamais appris à cuisiner, à repasser, ou même encore à entretenir la maison, j’ai tout appris sur le tas en arrivant à mon appartement ou alors c’est ma soeur qui m’apprenait. Mon père ne s'est pas préoccupé de nous pendant 2 ans, durant ce temps nous avons pu manger à notre faim uniquement grâce aux restes que ma mère rapportait de son travail. Récemment j'ai appris que mon père n'a pas pu nous voir pendant ces deux ans car ma mère l'en empêcher (apparemment) quand il venait elle le frappait avec tout ce qu'elle trouvait et il finissait avec des bleus. Et je soupçonne qu'elle ait filtré les appels. Toute notre enfance elle nous a monté contre lui et sa femme et nous a mêlé à leur histoire. Je comprend qu'elle soit en colère mais nous étions des enfants et facilement manipulables. Nous avons vu notre maison se faire « ensevelir » sous les gravats. La société Aubade a construit un entrepôt à 3 cm de notre maison, nous avons vu les gravats recouvrir la fenêtre jusqu'à nous priver de soleil. Nous avons vécu dans la peur et le froid, nous n'avions du chauffage et de l'eau chaude que rarement et la maison n'était pas terminé, mon père l'avait laissé tel quel, lorsqu'il pleuvait l'eau coulait sur le compteur et les prises électrique menaçant de prendre feu et le vent rentrait par les trous béants. La maison était insalubre. À l’école primaire, j’avais commencé à m’isoler suite au départ de mon père. Je ne voyais plus l’intérêt de jouer au loup ou je ne sais quel autre jeu surtout que les autres enfants ne comprenaient pas à quel point je souffrais. Je passais donc la plupart de mon temps toute seule à lire des livres ou à dessiner et parfois je partais faire une ronde dans la cours où je ramasser les déchets et je réglais les problèmes des élèves. Je jouais la justicière, je voulais même créer un groupe national mais je me suis vite rendu compte, au collège, que je n’y arriverai jamais donc j’ai abandonné l’idée x) En 6 ème, un groupe de 3 ème composé uniquement de garçons sont venus me taper (sans raison apparente) jusqu'à ce que je finisse à terre, heureusement ils ont été viré pour ça. À mes 12 ans, en 5ème, 2 ans après ''l'abandon'' de mon père, alors que je commençais à oublier son visage, nous l'avons revu, d'abord dans un centre gardé pendant 1 ans puis à l'extérieur. Pendant cette période mes notes ont chutés (bon j'avais d'excellentes moyenne entre 15 et 17 donc je suis juste descendu à 13 en 5 ème uniquement). Cumulé à ça, je devais subir les moqueries des élèves qui avaient tout d'un coup changé de comportement avec moi car j'étais différente, la « sans amis » (le cercle vicieux sans fin « t’as pas d’ami alors je serai pas le tiens » ^^). En plus, d'être une "intello" comme ils disaient, j'étais une fille qui aimait les « jeux de garçons » alors ça ne collait pas, j'étais rejeté par les filles car je n'avais pas leur goûts et par les garçons car j'étais une fille. Enfin, déjà en primaire cela posait des problèmes, je n’avais pas le droit de jouer au foot avec les garçons sauf quand il y avait mon ami et uniquement le midi. J'ai donc commencé à m'habiller comme un garçon et ma mère ne trouvait rien de mieux à faire que de dire que je deviendrai forcément lesbienne (ma mère est homophobe et sexiste donc pour elle c’est une insulte). Pendant une longue période de ma vie je me sentais rejeté de partout et je voulais devenir un garçon pour que tout cela s'arrête (oui j'avais de l'espoir) puis un jour je me suis dis qu'il y avait peut-être une raison pour que je sois une fille donc j'ai abandonné l'idée de devenir un garçon. Les moqueries se sont poursuivie jusqu'à la fin du collège, ensuite nous avons déménagé. Avec ses épisodes, j'ai commencé à imaginer une personne, comme un ami imaginaire, il s'appelle Tonnerre, je parles souvent avec lui mais il n'est pas là tout le temps, il m’aide à me sentir moins seule et à réfléchir. Au lycée, j'ai commencé à sortir avec un garçon sauf que j'ai compris récemment que cet homme était un pervers narcissique (je suis restée 4 ans avec). J'avais interdiction de parler trop longtemps avec des gens et de sortir avec eux, enfin j'avais le droit mais à mes risques et périls (menaces pour avoir un contrôle psychologique) . J'ai donc été un peu mise à l'écart d'un groupe que j'avais réussi à rejoindre. En Terminale, un élève de ma classe m'a fait des attouchements en plein cours que j'ai réussi à repoussé malgré la peur. Ce traumatisme, aussi minim soit-il comparé à un viol, m'a fait oublié cet événement pendant 1 mois. Seulement, lorsque j'en ai parlé, aucune personne de l'équipe enseignante n'a parlé à ce garçon. Tout le monde même les élèves faisaient comme si rien ne s'était passé alors que lorsque je l'ai dénoncé tout le monde a paniqué j'ai même été renvoyé chez moi car j'étais soit disant « inapte psychologiquement à suivre les cours » et je ne devais en aucun cas rester seule (je suis resté seule à la maison du coup, on voit les gens qui se renseignent). Arrivée en études supérieures je me suis mise en ménage avec mon ex-copain (le PN), hors tout ne faisait qu'empirer. Je n'avais déjà pas confiance en lui à cause de diverses histoires, du style, qu’il avait embrassé une fille dans la première semaine où on sortait ensemble juste pour un jeu, pour me dire des années plus tard que c’était pour me tester. Cependant, j'étais soit disant trop jalouse et je m'en prenais plein la figure car je déprimais et pleurais souvent. Je n'avais pas le droit d'agir comme bon me semble, je n'avais pas le droit de danser et de chanter si il ne l'avait pas demandé. Je ne pouvais pas rire si ce n'était pas avec lui. Il me rabaisser sans cesse disant qu'il était meilleur que moi, plus intelligent, meilleur aux jeux et que je ne pourrais jamais lui arriver à la cheville. Je n'avais pas le droit de me plaindre mais je devais le plaindre lui. Il était très fatigué soit disant après 24h de travail contre 38 pour moi plus les tâches ménagères et mes devoirs. C'était déjà insupportable comme situation mais ça a empirer encore plus lorsque j'ai commencé à jouer avec une équipe sur Paragon (si vous connaissiez, ce jeu n'existe plus). J'étais devenue meilleure que lui sur ce jeu et l'équipe a choisi de me garder moi plutôt que lui car mes équipiers ne supportaient pas qu'il agisse comme ça envers moi. Parmi mes équipiers se trouvait mon copain actuel, il était hikikomori à cette époque, c'est grâce à lui que j'ai pu sortir de tout ça. Un jour, mon ex m'a tellement rabaisser devant mon équipe que je me suis mise à pleurer, c'est à partir de là qu'il n'a plus eu le droit de jouer avec nous. Pendant une période, le nouveau jeu de mon ex était de pointer des couteaux vers moi. Il s'est stoppé le jour où j'ai fondu en larme et que je me suis écroulée par peur. Il lui arrivait souvent de me mettre des gifles lorsque ce que je lui disais quelque chose qui ne lui plaisait pas. J'ai réalisé tout ce qu'il se passait grâce à mon copain actuel qui était tombé amoureux de moi. Il m'a prévenu du danger et m'a fait réalisé que la situation n'était pas normal (car oui je ne le voyais pas, je n'avais jamais connu mieux, je n’avais pas d’exemples de couples). Je voyais qu'avec lui c'était différent, que quelqu'un pouvait être gentil avec moi. J'ai vraiment réalisé le jour où mon ex m'a giflé dans un restaurant car il voulait que je me taise. J'ai fini par tombé amoureuse à mon tour de mon copain actuel (avec qui je suis sorti 2 mois après ma rupture avec mon ex, lorsque je l'ai rencontré IRL) et j'ai trouvé le courage de quitter mon ex. Le lendemain de la rupture mon père est hospitalisé avec 25,1 de tension. Lors de son hospitalisation il a fait un AVC et on lui a découvert une insuffisance rénale grave, un diabète (qui était présent depuis 10 ans) et une forte hypertension. Heureusement il a survécu mais ça a été très dur. Surtout qu'il a deux enfants très jeune 4 et 3 ans avec sa femme. Je suis actuellement en BTS Design Graphique en alternance et ça ne me plaît pas, je m'ennuie beaucoup en cours, trop lent, trop restreint, pas assez de réflexions. En plus de cela, mes camarades de classe on finit par m’exclure de leur groupe, je n’en connais pas la raison exacte mais je pense que cela a un lien avec le fait que je n’ai pas rejeté la fille qu’ils rejètent tous. Dans mon entreprise, un de mes collègues me rabaissait tout les jours, ça commence à aller un peu mieux, et parfois je me prends des remarques un peu déplacé comme « si tu mettais ce pantalon ça t’irait mieux parce que ça moulerait bien tes fesses » ou alors des remarques sur mes jambes lorsque je porte des robes, du coup j’évite d’en mettre, je n’ai pas envie de revivre la même chose qu’en terminal… Enfin, je me dis que ça c’est calmé par rapport au début car un autre collègue me faisait le même genre de remarque mais aussi des choses du style que pour une jeune fille c’est pas bien d’être trop grosse (je faisais 1m64 pour 60kg, je suis en IMC normal…) du coup j’ai pris 4 kg, ou que si je me coupait les cheveux « ça ferait plus femme », du coup j’avais peur de me les couper. Maintenant, je met mon casque toute la journée pour éviter d'entendre qui que ce soit même si normalement c'est interdit. Après mon diplôme j'aimerai aller en médecine pour devenir médecin légiste ou en psychologie pour être psychologue, là au moins personne ne m'embêtera et je pourrais aider un maximum de personnes. En vérité, psychologue ça date de peu car c’est ce groupe qui m’a donné l’envie de le devenir ^^ Cependant, ma mère ne me soutient pas dans le projet de devenir médecin légiste, elle pense que je suis incapable de réussir les études de médecine et veut que j'aille dans le social (psychologue du coup ça lui convient mieux). Ma mère ne m'a jamais vraiment soutenu, et m'a toujours interdit beaucoup de chose comparé à ma sœur qui a toujours tout eu le droit de faire. J'ai beaucoup été délaissé par ma mère car elle ne devait pas voir à quel point je souffrais, je devais le cacher pour elle, mon frère et ma sœur. Chez ma mère le climat n'était pas propice au travail avec des hurlements incessants, le ménage partagée uniquement entre ma mère et moi car ma sœur et mon frère avaient tendance à nous prendre pour des esclaves. Jusqu'en première je me faisais rabaisser, insulter et traiter en esclave par ma petite sœur puis un jour j'ai craqué et je l'ai frappé. Elle n'a certes plus recommencé mais je m'en veux de l'avoir frappé alors que je dois la protéger. Maintenant ça va beaucoup mieux avec elle, on s’entend très bien, même si elle ne pense qu'à elle ou à son copain. Quand j'ai essayé de lui parler de mes problèmes avec mon ex, par exemple, elle a tout ramené tout de suite à elle en me parlant de l'hôtel avec spa dans lequel elle allait avec son copain pour leur anniversaire. Je rentre très rarement chez ma mère (1 fois par mois généralement) et quand je suis là ma sœur ne reste pas et va chez son copain car elle considère que se voir juste le temps où on voit mon père c'est suffisant (une journée par mois). Mon seul véritable ami humain dont je sais que je peux avoir une confiance aveugle et parler à tout moment, de tout, c'est mon copain, c’est déjà ça ^^ Sinon je n'ai aucun ami, j’ai beaucoup de mal à m’en faire, vraiment beaucoup, en dehors des cours et du travail on ne me parle pas et encore quand on me parle à ces moments là. Même en ligne, derrière un écran, je n’arrive pas à créer des liens, je ne suis peut-être pas suffisamment intéressante, je ne sais pas. Mon meilleur ami était un chien et je le considérais comme mon frère, malheureusement il est décédé il y a maintenant 1 ans. Il est très difficile pour les gens de comprendre à quel point il était important pour moi, à quel point il l’est, uniquement car nous ne sommes pas de la même espèce. Je n’ai même pas pu lui dire au revoir, je le regrette toujours aujourd’hui même si il n’a pas été seul en ce triste jour, ma soeur a veillé sur lui. Aujourd'hui, mon copain est là pour moi, il me soutient dans tout ce que j'entreprends et m’apprends à vivre à nouveau même si c’est difficile. Je pense qu’il m’a sauvé, j’en suis persuadé et je l’ai sauvé en retour, il n’est plus hiki aujourd’hui. Je suis désolée j'ai un peu mis ça en fouillis et je suis sûr que j'ai oublié plein de choses en plus mais voilà j’ai raconté le principal je pense ^^ Merci d'avoir lu cette partie de mon histoire.
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