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Espoir perdu ? Pensée philosophique d’un hikikomori

Pensées perdues : Le respect, la confiance en l'avenir, et l'espoir.

Ce qui fait principalement tourner une société est l’espoir et le bonheur. Trop peu d’espoir mène à comportement de fuite, des mécanismes de protections (notamment), peux mener à de la procrastination, à une productivité revue à la baisse, des comportements dangereux, addictifs, un profond désespoir peux mener à un isolement social profond, des suicides ou des comportements violents. Ce qui mène la société à mettre en place des mesures extrêmes, comme une surveillance de masse, une mise en place d’un gouvernement autoritariste, fait apparaître des dictateurs, une police plus violente, des conditions sociales revues à la baisse pour forcer la productivité..
Une telle action produit du mécontentement, réduisant ainsi le bonheur.
Nous arrivons dans une ère ou on mécontente le peuple tout en réduisant son espoir à néant.
On commence par des menaces terroristes, un 11 septembre, faisant tourner dans tous les médias, les vidéos des deux fameuses tours réduites à néant, et ce en boucle pendant des mois, propageant la peur, diminuant l’espoir. Certaines personnes étaient tellement choqués qu’ils ne sont plus sortis de chez eux pendant des mois, des personnes lambda qui étaient tellement submergés par ces images horribles et la peur encensée par les médias, qu’ils ne pouvaient plus se résigner à reprendre une vie normale et ignorer la situation.
Beaucoup d’autres évènements se sont produits par la suite, diminuant l’espoir, augmentant le mécontentement.

Pour la première fois dans l’histoire, les médias se sont mis à parler des dangers du réchauffement climatique, de l’impact de la sainte industrialisation sur la planète, menant ainsi le monde à sa perte.Pourtant ce fait était déjà connu depuis longtemps, mais les scientifiques qui en parlaient étaient moqués des médias. Désormais c’est un sujet sérieux..Pour achever l’espoir, un virus est apparu, ses origines étant douteuses et inconnues, je me garderais de toutes spéculations. Mais ce virus a de nouveau donné un coup dur à ce fameux espoir, donnant lieu à d’autres mesures provoquant du mécontentement..

Il n’y a désormais plus aucun médias qui cherche à redonner espoir en l’avenir, partout ou l’on regarde c’est la fin du monde, et quand l’espoir est aussi bas, c’est une occasion propice pour d’autres mesures toujours plus liberticides, mais le mécontentement est déjà tellement élevé, que cela nuit à l’espoir, donnant un effet opposé : On invente des machines pour transformer le CO2 en carburant ? On créé des procédés pour réfléchir les rayons du soleil grâce aux nuages ? On libère l’interdiction de l’expérimentation humaine sur la modification de l’ARN pour fabriquer des vaccins beaucoup plus vite ?

Pourtant toutes ces formes d’expression de l’espoir semblent gelés.. D’un côté on nous montre une évolution, d’une autre main on nous rabâche que le réchauffement climatique est irréversible et que l’on va tous mourir..

Mais au delà de ces faits, il y a une grande partie de la population, sous estimée, cachée sous le tapis, ignorée, qui eux n’ont déjà plus d’espoirs depuis bien avant ces faits, les hikikomori.Alors quelle incidence tout ces faits ont sur nos hikikomori ? Peut-on être plus désespérés que cela ? Je ne pense pas, il s’agit là simplement de nouvelles raisons de s’isoler toujours plus. Tout ces évènements et ces médias pessimistes créant d’autres hikikomori à la chaîne..

Le “metaverse”, c’est à dire le monde virtuel aide à garder une accroche dans ce monde, mais plus ce metaverse est envahis de négativités, plus le refuge qui permettait autrefois d’éviter de trop sombrer, devient envahis de mauvaises ondes. Je prends pour exemple Face-bouh (FB), qui était un réseau plus sain à la base, mais plus le peuple venait se réfugier dessus, plus il est devenu une cible parfaite pour répandre la peur. Chaque posts devenants de plus en plus anxiogènes, influencés par de grosses pages d’infaux-rmations, et autres pages plus sérieuses d’informations mais pollués elles aussi par un pessimisme et une froideur déconcertante…

Un jeune qui évolue sur facebook verra un monde tellement négatif qu’il risque d’être lui aussi très pessimiste…

Ignorer certaines choses est parfois une bénédiction..
Malheureusement à l’ère de l’information, on ne peux échapper éternellement aux informations virales sur les catastrophes à venir, provenant essentiellement de notre peur de l’avenir, donc de notre peur de l’inconnu. Chose inhérente à l’être humain, à toutes époques de la civilisation.

La peur est un poison insidieux, il s’immisce dans notre vie dès l’enfance. “Ne fait pas confiance aux étranger”, évoluant au fur et à mesure des expériences vécues et du battage médiatique et politique parfois en un “Il faut renvoyer les étranger chez eux”..
Dans d’autres cas il évolue en anthropophobie, mais en général il évolue en une absence totale d’empathie pour les personnes étrangères à notre cercle proche, certains ayant une empathie pour les animaux plus forte que pour les autres humains. Chose que je comprends très bien. Mais ce poison qu’est la peur finit par isoler, et plus on goûte à ce poison au quotidien, plus les traumas liés à d’autres humains se font (harcèlement scolaire, professionnelle, familiale, agressions, viols, vols etc…), plus on devient dépendants de ce poison. La peur est une drogue, une drogue qui au fur et à mesure des doses vous plongent dans un abysse intérieur..

Le métaverse formant une bulle, on y fait sa bulle pour échapper au désespoir. Bulle qui finira par être contaminée par ce virus qu’est le pessimisme médiatique, n’apportant que des problèmes, et jamais de solutions.. La bulle éclate, et la fuite continue, laissant un sentiment d’insécurité croissante…

Quand on est hypersensibles, une bulle protectrice dans ce monde plein de négativité visible, de violence affichée, d’horreurs assumés, est une création essentielle, vitale..
Le désir d’espoir pousse la personne isolé à sortir le nez de sa bulle, mais face à un monde qui n’offre que désespoir, la bulle se referme assez vite pour laisser l’être meurtris dans une dépression chronique.
Là ou la jeune pousse cherche du soleil elle ne trouve que l’ombre d’une société culpabilisante. “Bande d’assistés sociaux”, “ces abrutis qui passent leurs temps sur le net à rien foutre” ou chaque image à laquelle la personne peux arriver à s’identifier, finie par être victime de la peur de l’inconnu..
De Nerd à gamer, de Gamer à Nolife, de NEET à hikikomori, chaque étiquètes créées à la base pour former une bulle afin de réunir une communauté basée sur des points communs, finie par être la cible de cette agression tôt ou tard, que ça soit par les médias dans un premier temps, puis par les fameux commentateurs de ces espaces commentaires, dignes des bars PMU les plus décadents intellectuellement de l’histoire.
Chacun rejetant la faute de cette peur de l’avenir sur l’autre, créant parfois des espaces de “libertés d’expressions” plus proches d’une lapidation publique que d’un débat.

Et pourtant.. On peux voir de la grandeur et la sagesse partout en chacun quand on se passe de jugements et que la peur laisse place à la compréhension mutuelle.
J’ai pu croiser des SDF plus philosophes et sages, des Musulmans plus gentils et pieux, des hikikomori plus intelligents et résiliant, des gamers plus amusants et calmes, et j’en passe, des personnes plus humaines, plus intelligentes, plus sages, plus positives, que la plupart de ces gens “bien pensants”, de soi-disant intellectuels bardés de diplômes, avec mention bars-PMU…

La beauté humaine se trouve partout, cachée sous la crasse sociale, telles des fleurs poussants sur les cadavres dans les abysses d'un monde noyé dans son paradoxe

Mais ou se trouve l’espoir alors.. L’espoir se trouve avant tout en soi-même. Il est vain, futile de chercher l’espoir dans la société, dans un culte, dans une secte, dans groupe quel qu’il soit.
L’espoir est une chose que l’on se construit soi-même, il peux être constitué de vos traumatismes comme fondations peut-être, mais si vous avez survécus jusqu’ici avec, si vous n’avez pas réussis à vous laisser tomber dans l’abysse jusqu’au néant, même si vous avez tentés de vous suicider plusieurs fois, peu importe le nombre de cicatrices, vous êtes toujours vivants…
La douleur survécu est une fondation solide… La civilisation s’est fondée sur une montagne de cadavres, pourtant elle a survécu jusqu’à atteindre la lune..
L’espoir est une construction, ceux qui veulent détruire votre espoir ne peuvent pas s’attaquer à vos fondations, dans le pire des cas ils ne pourront que la renforcer.

Ne cessez jamais de construire votre espoir, même si tout vous paraît vain, même si vous souffrez actuellement, planches par planches, construisez le, même au plus profond du désespoir, même dans au plus profond de l’abysse, ne cessez jamais de planter les clous, peu importe à quel point ça vous semble inutile, et vous verrez qu’un jour à force de construire et reconstruire, votre bulle sera assez solide pour supporter le poids de vos traumatismes.
La toiture sera assez solide pour supporter l’horreur ambiante de ce monde, et votre bulle sera assez grande pour que la peur ne prenne pas toute la place, et puisse accueillir son antagoniste, l’amour, la passion…

Le maigre bonheur que ce monde vous offre pourra alors être saisis, et faire partit de votre quotidien.
Bien sûr rien ne sera facile, il ne suffit pas de la dire, tout n’est pas rose, et tant d’autres paraphrases…
Mais tes traumatismes le prouvent, tu es assez résiliant.e pour y arriver.
Un pas après l’autre, rien ne sert d’apprendre à courir avant d’apprendre à ramper ! Chaque personnes a son rythme, il ne sert absolument à rien de se comparer aux autres… Albert Einstein a été un génie qu’à un âge avancé de sa vie et en a chié (désolé de l’expression), tandis que Kurt Cobain était un génie à un très jeune âge mais est mort à 27 ans d’un suicide…

Il n’est pas grave de prendre son temps, le temps n’appartient à personne et à tout le monde, le temps c’est toi qui le définit, le temps t’appartiens. On est tous maître de son temps, et si tu dois passer par une phase de construction intérieure plus lente que les autres, ça ne regarde que toi. Les critiques telles que “Tu ne fous rien de ta vie”, ou encore “Tu est plus très jeune, à ton âge j’avais déjà 3 enfants”, et autres critiques sur la façon dont tu te construit ou te reconstruit ne sont que l’expression des peurs de ceux qui ne t’ont pas encore compris. L’important étant avant tout de te comprendre toi-même, l’ignorance et les critiques acerbe des autres ne fera que nourrir ta fondation.

Il est cocasse de voir la traduction automatique de la phrase “les jeunes hikikomori” en japonais par facebouuuh (FB) en “les enfants de l’apocalypse”
J’ai longtemps souhaité la fin du monde, autant que je l’ai crainte, ayant peur de sortir à une époque ou les films sur les zombie étaient à la mode, craignant que la masse humaine décide de devenir meurtrière, souhaitant que ça arrive vite, car l’attente anxieuse d’un avenir effrayant était plus angoissante que de la voir arrivée.
Mais face à la mort, contemplant la faucheuse me sourire quand je voulais l’accueillir avec amour, je compris que la fin n’est pas à craindre, car la vie est un calvaire.
De ce fait, la peur d’un avenir menaçant, était en conclusion plus qu’un réflexe primitif à mes yeux, un reliquat de notre évolution.
Craindre ce qui est inconnu est normal, être prudent est logique, mais céder à la peur ne fait que créer des prophéties auto-réalisatrices.
Au final la fin du monde commence par la peur


Alors vous avez peur de la peur maintenant ?

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1 thought on “Espoir perdu ? Pensée philosophique d’un hikikomori”

  1. si je suis reclus cest a cause des traumatismes et de l habitudes ET MARRE DE CETTE SOCIETE DU TRAVAIL ET DE LA CULPABILITE ! LE TRAVAIL CEST DE LA MERDE ET LES PRO TRAVAIL DES ESLCAVES ABRUTIS !

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